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Ce que dit le projet préfectoral

 

CE QUE DIT LE PROJET PREFECTORAL INITIAL

NOS COMMENTAIRES

La communauté de communes Pierre-sud-Oise comprend 7 communes rassemblant 10 907 habitants et doit donc évoluer, conformément à la loi NOTRe.  L’appartenance de cette intercommunalité au bassin creillois pousse logiquement à proposer de la fusionner avec la CAC.

Certaines villes proche de l’agglomération Creilloise, situées au nord de PSO peuvent logiquement être intégrées à la CAC, mais ce n’est pas le cas de Saint Leu d’Esserent qui souhaite garder son statut de petite ville rurale et s’apparente davantage au sud de l’Oise, territoire situé entre la région parisienne et l’agglomération Creilloise.
Il conviendra de justifier que PSO (Pierre Sud Oise) soit le seul EPCI (Etablissement Public de Coopération Intercommunale) à appartenir au bassin creillois pour proposer cette potentielle fusion.
Si l’argument mis en avant fait référence au fait que  PSO et la CAC (Communauté d’Agglomération du Creillois) soient soumis au même Schéma de Cohérence Territorial (SCOT), il convient de rappeler la position de  la commune de Saint-Leu d’Esserent. En effet, elle  s’est toujours opposée au fait d’avoir comme document de planification supra communal, le même SCOT applicable pour la CAC.



La quasi-totalité des communes de Pierre-sud-Oise sont en effet directement rattachées au bassin de vie de Creil. Trois communes de Pierre-sud-Oise, Cramoisy, Thiverny et Saint Leu d’Esserent, sont totalement intégrées à la conurbation creilloise dont elles constituent le principal pôle en périphérie ouest.


Il est étonnant de constater que parmi les 3 communes citées comme étant intégrées à la conurbation creilloise, la proposition ne mentionne pas la commune de Saint-Maximin. Cette dernière avec sa grande zone commerciale est sans aucun doute un pôle à fort potentiel de développement du sud de l’Oise.
Le territoire de Saint Leu d’Esserent n’est lié à Montataire et à Creil que par l’entreprise Praxair excentrée de la zone d’activité du Renoir qui se situe à plus de 3 kilomètres de ces villes et par des voies de triage de la SNCF.

L’entité urbaine de la commune de Saint Leu d’Esserent est déconnectée de l’agglomération creilloise. La commune de Thiverny est davantage située à la conurbation creilloise.
En revanche, une continuité urbaine existe véritablement avec les villes de Villers  sous Saint Leu, Précy sur Oise et Blaincourt les Précy
.  Il peut être énoncé qu’avec ces 3 villes, Saint Leu d’Esserent constitue un véritable bassin de vie (trame urbaine, lieux historiques, même collège de référence, même gendarmerie, mêmes syndicats........)

Sur le plan économique, l’intégration entre les deux communautés est déjà réelle. L’existence de nombreuses zones d’activité industrielle ou commerciale juxtaposées entre ces deux EPIC (Saint Leu d’Esserent-Montataire, Creil-Saint-Maximin) illustrent la réalité intercommunale du bassin d’emploi creillois. L’agglomération, l’une de celles comprenant le plus fort taux d’actifs stables du département, avec plus de 42% de ses habitants qui y travaillent, attire une part substantielle des travailleurs de Pierre-sud-Oise, dont moins du quart a son lieu de travail sur le territoire de l’actuel EPCI.

L’attrait de certains actifs de Pierre-sud Oise sur son territoire est uniquement lié à la zone commerciale de Saint Maximin qui attire la population tant pour le commerce que pour l’emploi.
L’étude sur les migrations des actifs  réalisée par le cabinet de conseil en urbanisme qui a rédigé notre PLU précise en page 112 du rapport de présentation que 17,7% des actifs travaillent sur place, 24.8% sur le bassin Creillois, contre 27.2% en région parisienne, 11.1% dans le pays de Chantilly, 3.8% dans le pays de Senlis et 3.9% dans la vallée de l’Oise en aval de Saint Leu d’Esserent.

Cet EPIC rassemblera des communes ayant intérêt à travailler ensemble sur le plan de l’aménagement du territoire. D’une part, la reconquête des friches industrielles et l’accompagnement du projet de ligne ferroviaire Creil-Roissy bénéficieront d’une  dynamique plus large. D’autre part, ce secteur de la vallée de l’Oise est soumis à un certain nombre de risques naturels liés aux inondations qu’une gestion plus concertée des zones d’expansion de crue permettrait de mieux juguler.

Les différentes politiques publiques de l’Etat  induisent un travail en commun de la part des communes. Cependant cette réflexion commune n’induit pas forcement le fait que ces communes appartiennent toutes au même EPCI.  
J’en veux pour preuve que la problématique du risque « inondation » impacte toutes les communes et EPCI de la vallée de l’Oise. Ces derniers ne vont pourtant pas tous fusionnés avec la CAC.
Je reste ouvert à l’accompagnement du projet ferroviaire Creil-Roissy bien que la ligne SNCF qui passe à Saint Leu d’Esserent soit gérée par la région Ile de France et non par l’étoile ferroviaire de Creil. Actuellement, Il n’est nullement apparu lors des différentes réunions sur le projet TGV Creil Roissy, que la gare de Saint leu d’Esserent bénéficiera de cette dynamique.


Sur le sujet de la résorption des friches industrielles, la ville a déjà entrepris de nombreuses actions et étudie des projets, en particulier fluviaux permettant de réhabiliter  ces friches : le terrain de l’entreprise Galva 60 a été acquis par EDF et la chambre de commerce et d’industrie afin d’y implanter la Force d’Action Rapide Nucléaire et un port de commerce, l’ancienne sucrerie située au bord de l’Oise va devenir un centre technique fluvial, pour la friche Stradal, des études sont en cours pour la création d’une ZAC d’habitations et artisanale.

Compte-tenu de cette proximité, des habitudes de travail communes ont d’ores et
déjà été établies entre l’ensemble des communes concernées par la fusion proposée.

La proximité et les habitudes de travail en commun ne sont pas vérifiées  sur le terrain et les réalités tant géographique, de cadre de vie  que professionnelles et économique sont très différentes.

Le syndicat mixte du grand Creillois, qui porte le schéma de cohérence territoriale (SCOT), et le Pays du Grand Creillois sont ainsi des enceintes de coopération sur ce territoire. Les deux EPIC ont en outre participé à la création de l’agence de développement économique Sud Oise Développement.

Compte tenu des arguments développés ci-dessus, la ville de Saint Leu d’Esserent n’a pas souhaité être intégré au SCOT du Grand Creillois, ni à l’agence de développement « SODA » les délibérations prisent par la communauté de communes Pierre-sud-Oise en atteste par les votes contre émanant de la ville. C’est contraint et forcé que ces entités nous ont été imposées en qualité de membre de Pierre-sud-Oise. Il en est de même pour le pays du grand Creillois qui est la porte d’entrée obligatoire pour obtenir des subventions régionales.

De même, en terme de services, les deux EPIC sont membres à la fois du syndicat mixte des transports collectifs de l’Oise et du syndicat mixte de la vallée de l’Oise pour le transport et le traitement des déchets ménagers et assimilés.


La communauté de commune Pierre-sud-Oise a souhaité prendre la compétence transport et c’est à ce titre qu’elle est membre du syndicat mixte. La gestion déplorable de ce service a été mainte fois dénoncée par la ville (appel d’offre non conforme, ligne de bus faisant double emploi avec celles du département, lignes incohérentes, bus quasiment vides…). En ce qui concerne le transport et le traitement des déchets ménagers, cet argument ne peut être retenu puisque plus des 2/3 des communes du département sont membres de ce syndicat mixte.

Le nouvel EPIC fusionné rassemblera 11 communes pour 82 600 habitants.

La proposition de Saint Leu d’Esserent permettant de regrouper 12 000 habitants vivant déjà dans une continuité urbaine et ayant des projets de développement économiques liés au fluvial et au patrimoine semble plus cohérente. Cet ensemble pourrait être rattaché à l’Aire Cantillienne qui partage les mêmes réalités, ce qui permettrait la création d’une communauté de commune de 15 communes pour plus de 67 000 habitants.

 
 
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